A Pantelleria, il y a des yeux qui nous observent

Dès que les formalités avec l’immigration et la douane tunisienne ont été remplies, le douanier vient visiter le bateau et nous demande si on a de l’alcool et de l’argent en liquide. Une fois terminée il nous prie séchement de quitter le port dans la demi-heure et pas au-delà.

Départ au moteur à 7h, pour pouvoir faire 75 miles dans la journée. Deux bateaux de pêche en vue..

Tunisie Le Raymarine ne fonctionnant pas, nous sommes soulagés d’avoir l’iPad avec sa carte de navigation. Le long de la côte tunisienne nous passons par des fermes aquacoles. Au large une plate-forme pétrolière. Petit vent. J’en ai profité pour faire du pain. En milieu de journée nous mettons nos voiles.

Cap direct sur Pantelleria, qui nous accueille à la tombée de la nuit, avec un chapeau de nuage sur le sommet de l’île de 836 m. Un grand donjon médiéval de pierres noires domine le port. Des locaux nous accueillent très chaleureusement au port, car nous sommes pratiquement le seul bateau de plaisance. Un des Italiens nous demande si on venait de Hammamet, parce qu’il y a quatre mois, il avait vu notre bateau au port et avait bavardé avec Mr. Réparateur qui était dans notre bateau ce jour-là!

Nous sommes perturbés par l’heure. En Tunisie il n’y a pas d’heure d’été et à Pantalleria l’heure est à l’horaire d’été hors nos tablettes et iPhone nous indiquent deux heures différentes, l’heure tunisienne sur l’iPhone et l’italienne sur l’iPad. Finalement, l’iPhone s’est décliné. Au port il y a cinq gros bateaux de la garde côtière et pratiquement autant que de bateaux de pêche. L’immigration clandestine est visiblement toujours un sujet sensible. Par contre, ici, pas de douane ou de démarches administratives à faire. Visiblement, la douane ne nous considère pas comme un problème.

Nous nous sommes promenés dans le port sans grand intérêt. Les maisons sont de forme cubique de style arabe. Notre copain sicilien nous a recommandé d’y rester un jour, pour visiter un lac dans un cratère avec des sources d’eau chaude et faire de belles balades dans la montagne. L’île est réputée pour sa culture du câprier. Ses boutons floraux sont confits dans du vinaigre pour y en faire du câpre.

Finalement, après avoir beaucoup hésité, nous décidons, à la grande déception de notre copain, de continuer notre route vers la Sicile. Nous n’osons pas prendre du retard sur notre programme. Nous avons encore une longue route qui nous attend.

 

 

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