Les troglodytes des pêcheurs

Ce matin il ne reste plus que trois bateaux autour de nous. L’air est à 21.5° et l’eau, idem. Bonne baignade bien agréable. Tout les matins je fais mes quatre tours de bateau.

Nous faisons cap vers l’est. Le long de la côte, des falaises avec ses mille-feuilles de roches tendres et dures, nous racontent leurs histoires de il y a des millions d’années. Les criques entourés de falaises sont souvent trop petites pour que nous osions nous y aventurer. Ou alors quelques bateaux ont pris les rares places.

Pour déjeuner, nous mouillons dans à l’anse de El Bosch, qui est entourée de falaises et de grand bâtiments hôteliers de 12 étages, accompagnés de parasols plantés dans le sable. Des pins poussent un peu partout. Des familles, sur des pédalos avec toboggan de couleurs flachy se promènent autour de nous.

Position 39°55,55 – 3°50,26

Nous levons l’ancre pour le nord de l’île qui est très escarpée et sèche. Le contraste nous impressionne. Quelques rares fermes sont en vue et encore moins des hôtels. Le tramontane est passé par là de nombreuses fois, battant les falaises et le plateau de sa force violente, fouettant la roche tendre pour y creuser des grottes. Par-ci par là on voit des refuges de pierres de berger en forme de cône.

La côte nord de Minorque

Aucune plante ne s’aventure à pointer du nez et la graine sera immédiatement emporté par le vent. La campagne y est austère, alors que derrière, à l’abri du vent, en conte-bas, à l’intérieur de l’île, là où le vent ne peut pas montrer sa supériorité, poussent les pins en abondance.

En fin d’après-midi nous arrivons à la baie d’Algayerens. La baie ressemble à une main à quatre doigts, nous mouillons dans le pouce qui s’appelle la cala Fontanelles. Dépourvue de plage, les petits bateaux de pêcheurs locaux ont leurs bouées et hangars creusés dans la roche. Le paysage est complètement sauvage, sans maisons à perte de vue. Un pêcheur revient avec son bateau, après avoir déposé son filet. Il nous dit qu’il reviendra demain avec sa pêche après avoir relevé son filet.

Le soleil du soir éclaire les falaises qui nous dévoilent une période dramatique il y des millions d’années, d’énormes masses rocheuses bousculées et poussées pour se figer brutalement dans des formes peu confortable. La roche y est volcanique et le sable des plages foncé.

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Ce soir, est une soirée magique. Nous dînons dehors sous le couché de soleil qui éclaire les falaises. A côté de nous le pêcheur est toujours là dans son bateau réparant son filet jusqu’à ce qu’il n’y ai plus assez de lumière.

Avec Patrick on s’est demandé si le pêcheur habitait dans le troglodyte juste au-dessus de son bateau.

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