Les graines marines

Pour perpétuer leurs espèces, les plantes disséminent leurs graines, grâce à la gravité, le vent, la pluie, les animaux, l’homme ou la mer.

La betterave maritime, excellente navigatrice, se laissera emporter par le vent ou la pluie puis par les courants de la mer et finira par s’échouer sur une belle côte méditerranéenne ou le long de la Manche. Sa graine flotte à merveille et est remarquablement résistante au sel, aux agressions des UV ainsi qu’à la déshydratation dû au vent et au soleil.

Comme lieu, la betterave privilégiera les falaises le long du littoral, en particulier sous les nids d’oiseaux où s’accumule le guano de ses habitants, riche en nitrate dont la betterave maritime raffole.
Ses qualités sont appréciées par les agriculteurs qui la bichonne pour pouvoir améliorer les gènes d’une de ses descendante, la betterave sucrière, menacée par un certain virus « beet necrotic yellow vein virus » dont notre grand-mère betterave est résistante.

Beta_vulgaris_maritima_001La betterave maritime était consommée dès la préhistoire. Elle est décrite dans plusieurs récits romains et grecs. Ces derniers offraient les feuilles de betterave maritime aux Dieux dans les temples de Delphes.

On lui attribue des vertus émollientes, rafraîchissantes, et laxatives utiles contre la constipation ainsi que l’inflammation des voies urinaires. La feuille écrasée utilisée en cataplasme – soignerait les croûtes de lait et les dartres. La feuille est riche en vitamine A , C et en éléments minéraux (potassium, magnésium, calcium, soufre, Fer).

La noix de Coco est également une excellente navigatrice. Trop, au point de ne plus connaître ses origines, car on la retrouve partout le long des plages exotiques. Grâce à ses fibres, qui servent de bouée, la noix de coco flotte remarquablement bien. Munie d’une carapace très dure et imperméable elle sera protégée pendant ses longs périlleux voyages. Sa soeur, la noix de coco fesse, trop lourde pour flotter, s’est contentée de rester le long des rivages des Seychelles.