La marée est vraiment basse

Position ce matin

La marée est basse et on touche presque le fond. Pour partir nous n’osons pas descendre le safran et la dérive et on se dirige qu’avec le propulseur d’étrave emporté par le courant.

En mer pétole.

À l’embouchure je vois sur 10m2 des centaines de petits boudins noirs qui frétillent à la surface de l’eau, des poissons à touche touche qui devaient trouver leurs petits déjeuner à cet endroit. Ma ligne n’était pas dans l’eau…

Nous arrivons au niveau de l’embauchure du Rio Guadiana qui fait la frontière entre le Portugal et l’Espagne. Patrick descend le pavillon portugais pour remettre l’espagnole et continuons notre route le long de plages interminables avec ponctuellement une grosse grappe d’immeubles.

Le vent se lève au moment où on s’engage dans l’embouchure originale du Rio de la Piedras qui longe la côte sur 10 interminables kilomètres de dunes de sable qui sépare le Rio avec la mer. Tout le long il y a des milliers de bateaux amarrés sur des corps morts ou pontons et des immeubles pour touristes. Dès qu’il n’y a plus de sable, les immeubles et bateaux disparaissent par miracle. Nous mouillons à côté d’un champs d’olivier avec ses odeurs de la terre.

Finalement je me suis rendue compte que nous sommes trompés de ría! A coté il y a une autre ría comme une soeur jumelle avec la même forme de dune sur 10km. L’autre, a un parc ornithologiques et pas le nôtre. J’imagine que les oiseaux ne sont pas trop regardant sur les limites du parc.
Nous avons eu une pointe de découragement ce soir, la marée avec le courant du ría et le vent qui se lève le soir nous décourage de jeter l’ancre et qui de surcroît s’avère être compliqué. À l’intérieur, on se croirait dans un Airbus. Je ne sais pas si nous allons bien dormir. Pendant le dîner nous avons beaucoup parlé avec nostalgie de la voile en Scandinavie…

Position actuelle