Pilote automatique va te faire foutre!

Départ de Port-Manech sous un beau soleil et pas de vent. Nous démarrons notre traversée au moteur pour la Corogne.  La météo annonçait pluie et vent à 15 nds. En réalité il y a eu effectivement de la pluie, une douche, mais nous avons eu droit à des pics de vent jusqu’à 30 nds et une mer bien formée. Nous avons pris 2 ris. Le pilote automatique n’a toujours rien voulu entendre…. Je me voyais difficilement faire une navigation de nuit sans pilote pendant plusieurs nuits de suite et j’angoissais à l’idée de notre état de fatigue à l’arrivée.

Nous avons eu beaucoup de casse en quelques heures, à cause d’une méconnaissance du bateau. Vraiment le pilote automatique nous aurait bien rendu service à ce moment là pour aller réparer la casse tranquillement. Finalement rien de grave et le bateau est toujours là.

J’ai dû à un moment donné aller vers l’avant pour revisser le câble qui stabilise le flotteur avec la coque. Avec la houle qui déferlait j’ai fait ma petite baignade. J’aime ce truc qui s’appelle harnais. J’étais gorgée d’eau de mer de la tête au pied! Difficiles de faire sécher mes trois couches de pulls gorgées de sel…

En fin de journée le vent se calme et la houle aussi. Je prends la barre pendant que Patrick essaie de récupérer. Je tombais de sommeil et je n’arrivais pas à rester réveillée. J’essaie de mettre le pilote automatique pour aller réveiller Patrick et là miracle il fonctionne! Quelle bonne nouvelle! On ne touche plus au réglage de voiles. Patrick a pu dormir de temps en temps pendant sa nav de nuit. Cela nous changé la vie!

De toute la journée nous avons aperçu au loin deux navires, deux fous de Bassan rasant l’eau en quête de vie maritime et un pigeon qui a essayé de se poser sur notre morceau de terre flottant.