Daurades bientôt dans nos assiettes

Arrivée de Pierre et Caro et son petit ballon à l’aéroport de Corfou. Le lendemain nous décidons de passer par le nord de l’île et mouiller dans une crique relativement bien protégée. À l’horizon vers où nous nous dirigeons, se forme des nuages bien noirs suivi de quelques éclairs. Un peu inquiet par ce qui nous attend, nous décidons de changer de cap et de filer vers le sud pour fuir l’orage. De très nombreuses fermes aquacoles sont placées le long de la côte continentale. Des centaines de bassins ronds, par groupe de 12 sont placés en brochette le long de la côte, ceci jusqu’à notre arrivée dans une crique royalement bien protégée en forme de « J », Pagania. Tout au fond de la baie, un seul bateau se trouve au mouillage, le bateau « Tchao » qui avait été notre voisin au port de Gouvia.

Quelques maisons longent le bord de l’eau, probablement habitées par le personnel des fermes aquacoles. Un stock de gros paquets en plastique contenant certainement de la farine de poisson sont posés sur un quai avec un gros camion à côté.

Tout ceci entouré de collines sèches avec quelques buissons, des taches jaunes des genêts en fleur et pins parsemés entre les rochers. Des troupeaux de vaches broutent l’herbe desséchée. Des goélands leucophées et aigrettes survolent les bassins des fermes aquacoles.

Une vache meugle. La nuit tombe. C’est la pleine lune.

Le lendemain, en partant de là, un bateau chargé des paquets en plastique que nous avions vu la veille posés sur le quai se dirige vers un des bassin aquacole où attendent trois hommes bronzés. Ils nous disent qu’ils font de l’élevage de daurade.