Maï au commissariat de police de Dénia

J’ai bien cru ne pas pouvoir partir en Espagne avec ma crise de rhumatisme qui m’a complètement lessivée et transformée en bonne à rien. Heureusement le jour de notre départ de Port Manech, le médecin m’a donné des médicaments pour me remettre debout. A Valence, nous louons une voiture à l’aéroport et prenons la route pour Dénia. Une fois arrivé au quai nous entendons un drôle de bruit. Pneu crevé!

On s’arrête 20 mètres plus loin. Un homme, genre Roms, qui en tout cas ne nous inspire pas confiance, vient nous voir pour nous proposer son aide. Patrick l’ignore, il insiste. Tout d’un coup on entend plusieurs personnes crier « au voleur, voleur » en s’adressant à nous. Mon sac à main avec dedans mon passeport, cartes de crédits, permis de conduire et mon nouvel appareil photo pour mes futur projets, mes joies étaient volatilisé! J’étais effondrée. Heureusement j’avais juste avant, sorti de mon sac à main mes clefs, médicaments indispensable et mon téléphone portable. D’après les témoins ils étaient deux, père et fils (que nous n’avons jamais vu bien sûr).

Il parait que cette façon de faire est très courante sur l’autoroute entre Barcelone et Valence. Ici ce n’était pas arrivé depuis un an…

Nous filons au commissariat de police pour faire notre déclaration de vol. Deux heures pour déclarer, se faire comprendre, regarder les photos de face, de profil de tous les criminels de Dénia. Des jeunes surtout et quelques femmes avec des sales têtes. Le nôtre n’y était pas. « On vous envoie par mail d’autres photos » nous dit-on. Ils nous ont emmenés sur le lieu du « crime », pour mieux comprendre et voir si les témoins étaient toujours là.

Une fois sorti du commissariat, un orage violent éclate, un cycliste nous rentre dans la voiture en glissant sur la chaussée trempée. Heureusement pas de dommage corporel et matériel. Nous sommes soulagés, mais on a eu droit à une belle engueulade que nous n’avons pas compris. On devine. Il paraît qu’il y a en moyenne 4 orages par an.

Course dans un supermarché, super mal bouffe. Le caddie est rempli de boîtes de conserve, par défaut de vrais légumes. Vers dix heures nous cherchons un restaurant où le premier est fermé, inondée par la pluie diluvienne.

Je ne sais pas si je vais bien dormir, je suis toujours en colère. Mais en tout cas, ce n’était pas notre jour.

Demain, un autre jour, nous partons pour Ibiza.

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